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[08/05 05:18PM]
la plus grosse histoire que j'ai écrite 2 partie

Chapitre

Dans la sombre forêt s’étendant sur tout le territoire montagneux à quelque exception près, les terres étaient incultes et le peuple ne pouvait couper un seul arbre pour se chauffer, s’il se faisait prendre les conséquences étaient terribles. Un jeune barde n’ayant pas de barbe au menton arriva aux abords d’une des rares auberges.

Il offrit ses services au tavernier qui hésita longuement. L’auberge était aux trois quarts vide et on ne faisait pas assez d’argent pour donner la charité à tous les miséreux. L’aubergiste trouvait pourtant ce jeune homme, n’ayant que la peau sur les os, sympathique.

Par chance, un groupe de marchands arriva escorté par un groupe de mercenaire ferma la discussion. Les marchands étaient des bes’chaafd et la protection des mercenaires n’étaient pas superflus ainsi même les soldats n’oseraient pas les attaqué, en petit nombre.

Les marchands surtout des Bes’chaafd adorait la musique et était plus généreux quand une musique leur charmaient les oreilles.

Il avait été engagé et grâce à la générosité des marchands avait la bourse bien remplie et une chope à la main. Quand il leur parla ses petits ennuis avec les soldats sans s’y étendre trop longtemps, ils compatirent et lui offrirent de les accompagnés. Leur nombre le sauverait de quelque désagrément. Si on l’importunait, ils diraient qu’il était un cousin et qu’ils lui avaient offert l’expérience d’un voyage loin de chez lui.

Il aurait une place dans un chariot aussi longtemps qu’il le voulait en échange de chant le soir. Un contrat des plus satisfaisant surtout pour le proscrit. Les marchands avaient même poussé la générosité plus loin en lui offrant une chambre pour la nuit.

Le problème était qu’ils ne partiraient du Lausrund qu’après avoir fait le tour des principales villes du pays pour y échanger leur marchandise. Ils prévoyaient trois mois avant de pouvoir repartir. Leur compagnie était agréable et le changeait de la solitude habituelle où il était plongé, depuis qu’il était parti de la capitale. De toute façon il ne voyait pas quoi faire sinon pour traverser la frontière. Les deux pays surveillait leur pourtour comme le roi du Lausrund son or. Seul des natifs avaient des chances de passer. Il accepta bien qu’à contre cœur. Leur solution était plus prudente que de partir seul.

Je suis Robert de Castelmor c’est moi qui ai organisé cette expédition. Dit un bonhomme rougeaud jovial plus petit que les autres d’une bonne tête et gonflait son torse pour avoir l’air plus imposant que réalité. Il ne faisait que se rendre encore plus comique. Il semblait le savoir lui-même et prenait plaisir à faire rire ses compagnons.

On me nomme Zorn bien que je n’aie jamais compris pourquoi. Dit l’exilé. Zorn voulait dire dans sa langue colère.

C’est mieux que le mien, ma mère m’a nommé Cal pour calamité. L’instinct maternel n’a jamais été son fort. Je suis le chef des mercenaires et le partenaire de Robert. Lui dit un homme mince qui tenait toujours le pommeau de son épée fermement et scrutait les rares clients ainsi que l’aubergiste. Il semblait capable de les tuer sans hésitation si besoin était.

Un jeune garçon qui devait avoir le même age que lui dit se nommer Martel. Il avait les même joues joufflue que son oncle. C’était son tout premier voyage mais il ne semblait pas animer par l’esprit d’aventure qu’il était exigé pour une telle vie. Il regrettait amèrement son lit douillet et l’avouait lui-même.

Quand tous lui eurent donné leur nom et la raison pour laquelle ils faisaient partis de l’expédition sauf un rester à l’écart qu’on lui dit se nommé Arnaud et ne parlait que très peu, Zorn entama une autre chanson quelque peu paillarde celle-ci il avait bu plus que d’habitude rare était les fois où il pouvait s’acheter à boire. Il était un beau milieu d’un couplet quand la porte s’ouvrit laissant place à une troupe de soldat que la musique avait attiré. Le ménestrel s’arrêta dès qu’il les vit en pâlissant.

Le capitaine de la troupe, un gaillard dépassant l’assemblé d’une bonne tête aux cheveux grisonnant et portant deux haches acérées à la ceinture.

Il semblait trop savoir se battre pour n’avoir servi que sous la banderole de ce seul roi. Selon Zorn, il avait du être soldat sous Athor. Il avait du changer un peu de voie et oublier sa fierté pour ne faire parti que de la Garde.

L’armée avait été démantelée ou tuée en grande partie, son coût étant trop cher et les hommes fidèles à l’ancien roi. Et refusant de servir le traître.

Voyez-vous cela ? Alors que je croyais que cette expédition aurait dépourvu d'agrément, voilà qu’une troupe de Bes’chaafd plus un troubadour viennent par passer. Selon moi le troubadour a de quoi être inquiet. Dit le chef les yeux dans ceux de l’ancien prisonnier.

Pourquoi dites-vous donc ceci, monseigneur ? Le ménestrel est à vrai dire mon fils et bien qu’il soit un peu déconcertant vous n’avez aucune raison de croire qu’il a quelque chose à ce reprocher. Il chante divinement malgré tout. Vous ne trouvez pas, monseigneur ? Dit Robert pour sauver la mise à Zorn.

Vous dites cela? Alors pourquoi s’est-il arrêté quand nous sommes entrés?

Votre seigneurie, j’ai cru que m’arrêter serait symbole de respect pour vous, votre seigneurie, pardonnez-moi si j’ai fait faute. Dit l’aède en baissant les yeux humblement, en utilisant un lourd accent semblable à celui de ses nouveaux compagnons et ainsi parfaire son rôle de Bes’chaafd.

Et pourquoi as-tu fait cette face minable ?

Vous n’êtes pas sans savoir qu’en Bes’chaafd le clergé est beaucoup plus rigoureux et les soldats heureux de le servir. D’où je viens, si on vous prenait à chanter une chanson telle celle que j’ai chantée j’aurais eu droit à un bain forcé dans le Tibre et une forte amende si j’y avais survécu.

Alors pourquoi l’as-tu chanté ?

Il est jeune et encore inexpérimenté, votre seigneurie. Pour lui le jeu en vaut la chandelle bien que j’essaie de lui faire comprendre le bien fonder de l’entreprise des prêtres. Dit Robert prenant le troubadour de vitesse.

Peu me chaut vos actions. Vous dites que votre fils chante, alors qu’il s'exécute. Dit le chef en faisant signe à ses hommes d’entré et en s’asseyant sur la chaise rembourrée où siégeait Robert un moment avant.

Ses hommes poussèrent les autres occupants de la table et s’emparèrent de leurs chaises. L’aubergiste qui s’était retraiter derrière son comptoir s’avança et fit signe aux serveuses de monter des tonneaux de bière du sous-sol.

Votre seigneurie a-t-il un titre particulier sur lequel il lui plairait que je chante ?

Tu dois connaître le vaillant prince Édouard deuxième du nom. Chante-nous ses louanges.

Si tel est votre désir, votre seigneurie. Dit le barde d’une voix neutre

Nul n’oublierait Édouard. Sous son étendard il avait rassemblé la plus horrible bande de mercenaire que le monde avait vu. Il avait détruit le Bes’chaafd par le feu et le sang et quand son père, le roi, l’avait sommé d’arrêter ses massacres il avait foncé sur le Lausrund et tué son père à main nu. Alors que son père n’avait pas encore commencé à raidir, il s’était emparé de la couronne et se l’était ceinte. Après qu’il eut devenu roi il appela un troubadour qui écrivit un lai à son honneur. Un tissu de fausseté et de dissimulation. Deux cent ans après on maudissait encore son nom au Bes’chaafd.

Le capitaine faisait preuve d’un sadisme dégoûtant pour lui demandant ce lai surtout que l’aède qui l’écrivit le rendit horrible à entendre pour ceux qui connaissaient la musique. S’il refusait, il le ferait pendre et s’il acceptait, il serait traître à sa nation du moins s’il avait été vraiment un Bes’chaafd ce qui était faux.

Il prit place sur la minuscule estrade dont l’auberge était pourvue et accorda sa harpe sans prendre garde des quolibets qu’on lui lançait.

Il chanta le lais d’Édouard qui durait près de deux heures sans interruption parmi les multiples bruits que les soldats faisaient. À la fin il s’inclina, but un verre en l’honneur du capitaine et sortit dehors,

La brise nocturne le ragaillardit bien que le goût de vomir resta. Au coin de l’auberge trônait un tonneau où on gardait de l’eau de pluie, il prit de l’eau grâce à un bol qu’on avait du oublié non loin de là en but une partie et avec le reste s’aspergea le visage.

Les soldats avaient réquisitionné toutes les chambres de l’auberge pour leur seul usage. Personne n’osa protester la crainte de représailles était plus forte que le dégoût des voyageurs envers cette soi-disant figure d’autorité préférant embêter des vulgaires marchands plutôt que de protéger le peuple.

La situation était malheureusement rendue là dans l’ancien pays si prospère. Les habitants ne pouvaient même pas se glorifier d’avoir subi une guerre. Seul une mauvaise politique et un mauvais traitement des ressources avaient amené les conséquences de cette dégénérescence.

Les marchands avaient installé un campement non loin de là. Assez loin de l’auberge pour ne pas être importuner par les soldats. Et s’il l’avait voulu, il aurait été bien accueilli et aurait en dédommagement de la brutalité des incultes nouvellement arrivés pu se joindre à eux.

Mais le jeune homme remettait en question le marché qu’il avait fait avec eux. Il commençait à penser que trois mois dans le Lausrund était beaucoup plus qu’il ne pouvait endurer sans se trahir. La peur le faisait trembler non seulement pour lui malgré ce qu’il pensait mais aussi pour les marchands.

Ces derniers, l’ayant si bien séduit par leur franchise, chose qui jusqu’à leur rencontre il n’avait jamais connu, ne méritait pas de connaître la mort. Le voleur ayant dans sa vie mentit pour survivre ne voulait que ce rendre près de Robert et lui raconter les supplices qu’ils avaient connus, ne plus garder seul ce lourd secret qui lui garantissait la mort s’il restait dans ce royaume.

Il marchai tête basse, remplie par ses questions sans réponse satisfaisante vers la route, encore indécis. Quand ses pieds touchèrent la terre battue de la route, il s’arrêta. Il resta un long moment face à l’ouest là où toute sa vie il avait passé sans croire un instant que son destin le conduirait si loin de tous ceux qu’il connaissait et de ceux qu’il appréciait.

Puis lentement ses yeux allèrent vers le sud le seul chemin qui lui garantissait peut-être un avenir. Non pas seulement entrer dans une guilde et la servir toute sa vie mais un vrai. Que ferait-il dans son futur ? il n’en savait rien mais ce serait mieux que ce qui l’attendait ici quoi qu’il arrive.

Encore plongé dans ses pensées sur son destin il commença lentement à se déplacer, plus pour quitter son raisonnement qu’il ne pouvait achever. Le jeune exilé se souvenait des moments joyeux dans la ferme paternelle. Il n’y avait pas seulement connu des instants de malheur. Jadis avant que le roi ne prennent le pouvoir des mains inertes du magnanime Athor son frère. Un des meilleurs rois que connut la malchanceux Lausrund.

Étant plus jeune, son père était différent. Ce n’est que le poids des taxes imposé par l’imposteur comme il avait tant appelé le nouveau roi qu’il s’était aigri. Par la suite le nombre de sécheresse avait éteint la flamme de révolte qu’il portait en lui.

Lui et ses frères avaient appris à lire et à écrire par leur père. Ils savaient monter un cheval et se battre. Un grand avenir les attendait. Athor le roi préparait une armée pour envahir les royaumes voisins et promettait de splendides trésors à ses soldats. Leur père avait même rencontré le roi. Et promit que sa progéniture rendrait fier le bienveillant seigneur.

Leurs terres étaient fertiles jadis, et ils avaient quantité de bétails. Il se souvenait d’un tiède soleil d’automne tombant sur la cour de la ferme, par-dessus les grands hêtres desº fossés. Sous le gazon tondu par les vaches la terre imprégnée de pluie récente était moite enfonçait sous les pieds avec un bruit d’eau et les pommiers chargés de pommes semaient leur fruit d'un vert pâle dans le ver foncé de l’herbage

Quatre jeunes génisses paissaient attachées en ligne et meuglaient en direction de la ferme les volailles mettaient un mouvement coloré sur le fumier devant l’étable et grattaient remuaient caquetaient tandis que deux coqs chantaient sans cesse cherchaient des vers pour leurs poules qu’ils appelaient d’un gloussement vif.

Quand il approchait de la ferme un roquet jaune attaché au pied d’un énorme pommier à côté d’un baril qui lui servait de niche remua la queue puis se mit à japper en signe de joie. Des cris lancés par lui et ses frères s’imaginant soldat et sauvant la vie d’un grand seigneur qui en récompense leur donnait sa fille à épouser.

Zorn se souvenait des hivers où, par désœuvrement, son père racontait au plus jeune de sa progéniture des histoires de chevalier et de dragons. Les étés où lui et ses frères entredéchirait pour savoir qui aurait les premières fraises, il ne les avait jamais mais recevait toujours de ses plus vieux frères un bain plus ou moins glacé selon l’époque de l’année.

Il entendit des bruits de pas, bottés ce ne pouvait être qu’un marchand. Zorn hésita entre s’éclipser ou rester là. Sa raison le forçait à s’en aller mais son cœur le poussait à rester. S’il se voulait honnête, ce qu’il n’avait jamais vraiment été, la vérité était qu’il voulait qu'une personne le retienne et le forcerait à rester. Finalement, dans un soupir il resta immobile à l’attente du marcheur solitaire. C’était le marchand si singulier celui qui se nommait Arnaud.

Il s’avançait le menton relevé avec une attitude de conquête qui n’aurait jamais pu être possible à un marchand même le plus riche au monde. Zorn, habitué à

On cherche à prendre la poudre d’escampette en laissant Robert trouver une raison pour laquelle demain tu auras disparu et tous les problèmes que ça lui rapporterais. Dit l’obscur étranger.

J’en serais désolé, il est sympathique mais je ne peux venir avec eux.

Pourquoi cela ? ils seront heureux de t’accueillir et je suis certain que Robert serait honoré si tu acceptais de venir vivre avec lui plus tard

Vous ne comprenez pas la cicatrice qui orne mon épaule ne me trahi pas seulement comme ayant eu des problèmes avec les gardes. Je l'ai reçu dans les cachots de Slave quand le roi a décidé d’épuré sa ville. J’ai réussi à m’enfuir, je ne sais même pas comment. Si jamais je me fais arrêter, je subirais le châtiment qu’on réserve au traître. Savez-vous ce qui m’arrivera ?

Quelque chose d’horrible j’en suis sûr et je ne veux rien savoir d’autre. Ce que j’entends me fait penser que tu fuis tel le lâche que tu es.

Oui je suis lâche et je l’ai toujours été ce n’est pas une nouvelle mais moi je suis vivant tandis que si j’étais courageux je serais mort dans les donjons du roi il y a bien longtemps.

Tu laisserais d’autres subir les conséquences de tes actes ?

Mieux vaut que ce soit maintenant. Ici les mercenaires peuvent faire disparaître les soldats et l’aubergiste avec. On dira que des brigands ont pris courage et ont organisé le massacre. Personnes ne se posent de question au Lausrund sur quoi que se soit. Tandis que si je me trahis à Porfar ou tout autres grandes villes les conséquences seront désastreuses.

Qui te dit que tu te trahiras ?

Regardez ce qui est arrivé ce soir. Je me connais ce n’est pas la dernière fois je le garantis.

Robert a arrangé cela, aucun mal n’est arriver.

Et si le capitaine se lève dans la nuit et trouve bizarre qu’un Bes’chaafd connaisse le lais d’Édouard ?

Si jamais cela avait été possible tu serais déjà mort. Dit-il de sa voix caverneuse puis après un moment de silence palpable ajouta : Je te donne une autre option. J’ai fait comprendre aux marchands dès le début que je ne resterais pas pour tout le voyage demain nous partirons avec les marchands mais dans cinq jours nous devrions passer près d’un embranchement. Une route continue vers l’ouest, l’autre va vers le sud soit le Bes’chaafd. Tous deux prendrons l’autre route.

Pourquoi feriez-vous cela ? dit le proscrit plus habitué à l’égoïsme des gens qu’à la générosité.

Je n’en ai aucune idée mais il me semble que c’est la chose à faire. Tu ne passeras pas la frontière, sans guide. Je dois retourner chez moi de toute façon je suis parti depuis déjà trop longtemps et de la musique le soir ne me dérangerais pas. Bon retournons au campement tu pourras dormir un moment avant de partir.

Sans rien ajouter, il prit le bras de Zorn et le mena au campement d’un pas martial sans le laisser rien ajouter. Le jeune garçon était abasourdi par la vitesse dont les événements se déroulaient mais heureux qu’on ait décidé pour une fois à sa place.

J’aimerais savoir quelque chose. Tu es de Lausrund mais tu peux avoir le phrasé d’un bes’chaafd et tu connais assez mon pays pour savoir pour le clergé. Comment cela peut-il se passer ?

Vous n’êtes pas la seule caravane d’étrangers qui vienne ici j’ai plus souvent voyagé avec de vos compatriotes qu’avec les miens. Ils m’ont décrit leur vie. Pour ce qui est du parler on apprend force de chose dans les rues si on y porte attention.

Arnaud ne répondit rien et observa le jeune homme qu’il avait en face de lui. Son visage balafré et son air déterminé le vieillissaient plus que raison. Son âge était impossible à définir lui-même ne devait pas le savoir. Ce garçon avait connu les affres de la faim très tôt et l’avait connu jusqu’à ce qu’il apprenne où et comment voler pour subvenir à ses moyens dans une ville où la grande majorité était aussi pauvre que lui. Il s’en était sorti mais non sans dommage. Et non sans avoir perdu son humanité en échange d’avoir la vie sauve.

À l’entrée du camp un mercenaire était posté, il les salua avant de retourner surveiller les alentours. Tous dormaient du sommeil des braves. Arnaud laissa Zorn près de l’endroit où Robert était couché à ce qui devait être sa couche et reparti vers la forêt sans un regard en arrière.

Le lendemain arriva trop tôt pour le goût des marchands. Nombres étaient ceux qui s’étaient enivré. Même la présence des soldats ne les avait pas dégrisés outre mesure. Après avoir harnaché leur bête, ceux qui n’étaient pas de garde allèrent se coucher sur les ballots de tissus qui encombrait les chariots, pour un moment encore. On fit une place pour Zorn dans le chariot que menait Arnaud pour payer sa présence à bort de la caravane.

Les marchands étaient attristés de savoir que le ménestrel les quittait déjà mais heureux qu’il ne soit pas seul pour le long et pénible voyage qui restait pour atteindre la frontière sans cesse changeante entre les deux pays.

Puisque Arnaud conduisait, Zorn put dormir encore un moment et ainsi se reposer avant la dure route qui le mènerait jusqu’au Bes’chaafd

La compagnie de soldats les laissèrent près de l’auberge et repartirent vers leur casernement sans penser une seconde qu’ils laissaient ainsi tomber leur chance de devenir riche. Les prêtres du roi avaient mis une récompense de deux milles pièce d’or pour la tête de celui qui s’était échappé des prisons royales.

Les marchands cheminèrent sur une route non dallé comme la plupart des voies au Lausrund. Le roi préférait construire des temples que bâtir des chaussées ou préserver ses bonnes gens de la menace des voleurs.

La route longeait les montagnes ainsi on ne se fatiguait pas outre mesure à monter, bien que peu de miles à vol d’oiseaux ne passe. Pendant les cinq jours passés en compagnie des marchands Zorn apprit à apprécier grandement ces voyageurs et c’est une larme sur la joue qu’il les quitta. Robert lui donna son adresse et lui fit jurer qu’un jour il passerait chez lui.

Cal le chef des mercenaires lui offrit un arc et lui dit que Arnaud lui apprendrait à s’en servir ainsi qu’une épée digne de ce nom. Robert lui offrit une paire de botte bien rembourrée et une cape faite de peaux de loups qu’il s’était acheté en prévision des froides nuits d’hivers. Un présent des plus généreux et utile.

Les étrangers continuèrent leur chemin en regrettant le jeune homme. Finalement le capitaine retrouva ses esprits et envoya ses hommes retrouvés les marchands. Pourtant ils ne les trouvèrent jamais, des voleurs rendus audacieux par le manque de vivres les attaquèrent.

Quand le roi apprit la nouvelle de la mort de ses soldats il ordonna la mort de tous les voleurs et autres de sur son territoire. Peu de détrousseurs furent pris ceux qui souffrirent de ces ordres furent les agriculteurs et les aubergistes. Sur les routes des cadavres crucifiés furent affiché comme exemple de la rigueur du roi face à ces scélérats.

La route du jeune voleur ne croisa plus jamais celle du marchand le destin ne leur accorda pas ce bonheur. Robert devint un marchand très reconnu et vivat dans le luxe pour le peu de temps qu’il lui reste à vivre. Car la mort l’attendait dans un tournant, il tomba de cheval et ne se releva jamais triste fin.

Son neveu reprit sa place et devint un fin voyageur tellement que son roi le fit explorateur en son nom. Il découvrit un nouveau passage vers le sud. Il découvrit de nouvelles terres où il trouva de l’or et des pierres précieuses. Il finit ses jours entourés de ses petits-enfants ayant vécu une longue et trépidante vie.

Laissons là les marchands et continuons de suivre le chemin de Zorn

 

Chapitre 3

 


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