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Je fus confiée à l’État et fis partie du système. Je fus de ce jour jusqu’à ma majorité plus un numéro qu’une humaine. Moi, âgée de huit ans, ayant perdu ses parents, sans famille, je fus jeté en pâture aux lions. Par chance, les lions venaient de mangés, je fus sauvée et à condition de ne jamais entrée en contact avec personne on me laissait tranquille. La nuit, je pleurais mon innocence perdu, la mort de ma mère ainsi que le grotesque de la vie. C’est en parti par la faute du système que je devins aussi inhumaine comme me l’ont reprochés ceux qui m’ont côtoyés dans le passé. Maintenant reniant la bassesse humaine je vis seule sans attache. La nuit je fréquente les bars rencontre des personnes. Le matin se lève et moi je suis partie. Je vis seule avec ma chienne. Le matin je cours avec elle près de trois heures. Je pars à l’école où personne ne sait rien de moi. Ensuite je vais travailler, vais à la piscine pour 5 heures. Pour finir de m’épuiser, je promène mon chien pendant une heure. Quand j’en ai envie je sors en boîte. Je dors peu. Mon appartement est vide alors que depuis ma majorité voilà trois ans j’y vis. Je me terre dans cette routine épuisante et morne pour ne pas me souvenir du fait que le chauffeur n’était pas coupable de l’accident je le suis. J’ai frappé ma mère à la tête alors qu’elle conduisait causant l’accident Je ne regrette pas mon acte ma mère je la haïssais. Plus jeune, je ne pleurais pas ma mère je pleurais la mère que j’aurais du avoir. La mienne m’a dit cent fois que je n’aurais pas du naître. Sept fois en huit ans elle a essayé de me tuer. Mon désir de vivre était démesuré. Pour cela ma mère m’haïssait et voulait ma mort. Elle me disait que c’était ma faute que mon père était mort. Je ne connais rien de lui et ne veux rien savoir après m’avoir placé j’appris que le certificat de décès de mon père était faux il était en vie quelque part dans le monde je ne veux rien savoir de lui. Non pas que je le haïs mais il m’a donné naissance et a aimé ma mère pour ces deux raison je ne peux qu’avoir du mépris pour lui. Vous devez constater que le désir de vivre m’a abandonné, depuis la mort de ma mère. Comme si je ne pouvais vouloir vivre que quand la mort rodait près de moi. Le plus pire est que c’est vrai les clubs que je fréquente sont les plus pire de Montréal je traine dans les coins les plus sombres en espérant qu’un jour je finirais par trouver un vampire vienne me sucer le sang. Trois ans que le hasard est contre moi. Je deviens connue dans ces quartiers. Et pour rire les bandits m’ont déclarée intouchable. D’ici peu j’irais à Québec là personne ne me connait là la fortune pourrait me sourire.
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